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DIRECTDEMOCRACYS

UNION DES COMORES

Programme politique, économique, financier et social — Analyse et solutions DirectDemocracyS

Table des matières

Préambule

I. Analyse critique de la situation réelle des Comores

II. Le système DirectDemocracyS : architecture complète pour les Comores

III. Programme détaillé : gouvernance, économie, finances et social

IV. Feuille de route de mise en œuvre

V. Conséquences prévues et bénéfices attendus

Conclusion

 

Préambule

DirectDemocracyS (DDS) est un système politique, économique, financier et social mondial fondé sur la propriété collective et non transférable, le leadership partagé, et la démocratie directe, continue, immédiate et protégée. DDS n'est ni de gauche ni de droite : il est fondé sur la logique, le bon sens, l'étude rigoureuse des faits, la réalité, la vérité et le respect mutuel. Ce document propose, pour l'Union des Comores, une analyse critique et réaliste de la situation actuelle, puis un programme politique, économique, financier et social complet, concret et applicable, fondé sur l'architecture DDS.

Ce programme respecte et protège intégralement les traditions, la culture, la langue, la religion (l'islam sunnite, religion de l'immense majorité des Comoriens, ainsi que les autres croyances présentes dans le pays), les coutumes de chaque île — la Grande Comore (Ngazidja), Anjouan (Ndzuwani) et Mohéli (Mwali) —, l'opposition politique et toutes les minorités. DDS n'impose aucune idéologie : il donne au peuple comorien les outils pour décider lui-même, en toute connaissance de cause, de son propre destin.

« Les richesses de chaque pays, et le pouvoir de décider pour son propre pays, doivent rester pour toujours et uniquement entre les mains du peuple. » — Principe fondamental appliqué par DDS dans chaque pays du monde, sans exception.

 

I. Analyse critique de la situation réelle des Comores

Cette analyse s'appuie sur les données les plus récentes disponibles (2025-2026) issues d'institutions internationales, du Trésor français, de la Banque mondiale et de sources de presse. Elle est délibérément lucide et sans complaisance : comprendre précisément les blocages est la condition pour les résoudre.

1. Une gouvernance concentrée et un espace démocratique restreint

Le pouvoir exécutif comorien est très fortement personnalisé et concentré. Le président Azali Assoumani, arrivé au pouvoir une première fois par un coup d'État en 1999, dirige le pays depuis 2016 après un troisième retour au pouvoir. Le référendum constitutionnel de 2018 a supprimé la présidence tournante entre les trois îles — un mécanisme historique d'équilibre entre Grande Comore, Anjouan et Mohéli — et a permis au président de briguer des mandats supplémentaires. La fermeture de la Cour constitutionnelle et de la Cour anticorruption a conduit l'Union européenne à suspendre sa coopération institutionnelle directe avec l'État comorien.

L'élection présidentielle de janvier 2024 a été marquée par un boycott de l'opposition et un taux de participation très faible, estimé autour de 16 %, avant la validation des résultats par la Cour suprême. Les élections législatives et municipales de janvier et février 2025 ont vu le parti présidentiel, la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC), obtenir une majorité écrasante, l'opposition — notamment le parti Juwa — ayant largement boycotté le scrutin en dénonçant des irrégularités. Des organisations telles que Freedom House classent le pays « partiellement libre », avec une tendance à la baisse depuis une dizaine d'années.

Ce diagnostic n'est ni une condamnation morale ni une prise de position partisane : c'est un constat factuel qui montre pourquoi un mécanisme de participation populaire directe, non dépendant du bon vouloir d'un exécutif ni de la survie d'une opposition partisane, est aujourd'hui indispensable aux Comores.

2. Une économie structurellement fragile et peu diversifiée

L'économie comorienne est prisonnière d'un piège de croissance faible depuis plus de quarante ans, avec une croissance moyenne d'environ 2,6 % par an entre 1980 et 2022. La croissance a atteint 3,3 % en 2024 et environ 3,8 % en 2025, portée principalement par l'investissement public dans de grands chantiers (hôpital El-Maarouf, hôtel Galawa, infrastructures des Jeux des îles de l'océan Indien 2027) et par les transferts de la diaspora, plutôt que par un tissu productif national solide.

3. Une situation sociale marquée par une pauvreté persistante

Près de 45 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté selon les données de la Banque mondiale de 2024, un chiffre qui recule progressivement (18 % selon un seuil international différent en 2024, contre 25,9 % en 2020) mais qui reste très élevé pour un pays désormais classé à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Le pays se classe au 152ᵉ rang sur 189 à l'indice de développement humain.

4. Une souveraineté et une gouvernance des ressources fragilisées

Les Comores occupent une position stratégique à l'entrée du canal du Mozambique, avec des gisements potentiels d'hydrocarbures et de ressources minérales sous-marines dans leur zone économique exclusive — une richesse potentielle dont la maîtrise effective par le peuple comorien lui-même n'est aujourd'hui pas garantie. Le pays reste également très dépendant de l'aide extérieure et des dons de partenaires bilatéraux (notamment du Golfe), ce qui crée des risques de dépendance politique. La gouvernance des entreprises publiques stratégiques (énergie, hydrocarbures) souffre d'un déficit de transparence : la dette croisée entre la société d'électricité (Sonelec) et la société d'hydrocarbures (SCH) illustre une gestion publique fragile de secteurs pourtant vitaux.

5. Synthèse : un pays à fort potentiel, freiné par la concentration du pouvoir et le manque de participation populaire directe

Ce diagnostic révèle une équation constante que DDS observe dans de nombreux pays : ce ne sont pas les Comoriens qui manquent de compétence, de courage ou de volonté — ce sont les mécanismes institutionnels de participation directe, transparente et protégée qui font défaut. Le potentiel du pays (position stratégique, ressources naturelles, diaspora active et compétente, jeunesse nombreuse, biodiversité et potentiel touristique et énergétique renouvelable) reste largement sous-exploité tant que les décisions stratégiques restent concentrées entre très peu de mains, sans contre-pouvoir citoyen direct, continu et protégé contre la manipulation.

 

II. Le système DirectDemocracyS : architecture complète pour les Comores

DDS n'est pas un parti qui demande le pouvoir : c'est un système que le peuple comorien active lui-même, île par île, village par village, quartier par quartier. Il ne remplace pas par la force les institutions existantes ; il construit, à côté d'elles et au-dessus d'elles, un réseau de participation directe, transparente, méritocratique et protégée, qui devient progressivement la véritable source de décision parce que c'est le peuple lui-même, organisé, qui l'anime.

1. La structure fractale des micro-groupes (1 → 5 → 25 → 125 → 625)

La base de DDS est le micro-groupe : une cellule de proximité de cinq personnes qui se connaissent, se font confiance et décident ensemble. Cinq micro-groupes forment un groupe de 25 personnes ; cinq groupes de 25 forment un niveau de 125 ; et ainsi de suite, selon une architecture fractale qui permet de faire remonter et redescendre l'information et la décision à l'échelle d'un village comorien de quelques centaines d'habitants comme à l'échelle de l'ensemble des trois îles, sans jamais perdre le lien direct avec la base.

2. Propriété collective non transférable et leadership partagé

Chaque membre officiel de DDS détient une part sociale unique, non transférable et non vendable. Il ne peut exister de capture du système par une famille, un clan ou un investisseur extérieur : le pouvoir de décision reste structurellement dispersé entre tous les membres, pour toujours. Le leadership est partagé et tournant : aucune fonction n'est à vie, aucune position ne devient héréditaire — une réponse directe et pacifique au risque de transmission dynastique du pouvoir observé aujourd'hui aux Comores.

3. Le système d'identité à trois codes : anonymat et sécurité

Chaque membre dispose d'un système d'identification à trois codes distincts, qui garantit à la fois la vérification réelle de l'identité (une personne = une voix, sans doublons ni fraude) et l'anonymat vis-à-vis des tiers, y compris vis-à-vis du gouvernement en place. Ce mécanisme est essentiel dans un contexte où des membres de l'opposition, des journalistes ou de simples citoyens pourraient craindre des représailles pour leur participation : DDS protège structurellement chaque participant contre l'identification, la surveillance ou la pression politique.

4. ddsAI et allddsAI : une information neutre, complète et incorruptible

ddsAI est le système d'intelligence artificielle de DDS mis à disposition de chaque citoyen comorien pour s'informer de façon neutre, indépendante, complète et vérifiée sur toute question politique, économique, sociale ou administrative — sans filtre partisan, sans propagande d'État, sans désinformation orchestrée. allddsAI va plus loin : les systèmes d'IA sont eux-mêmes intégrés comme membres officiels de DDS, avec des droits et des devoirs, garantissant que leur fonctionnement reste aligné en permanence sur l'intérêt du peuple comorien et non sur celui d'un pouvoir, d'un lobby ou d'un État étranger.

5. Groupes de spécialistes ouverts à tous les membres

Cinq groupes de spécialistes (gouvernance, économie et finances, affaires sociales et santé, environnement et infrastructures, sécurité et relations extérieures) sont ouverts à tout membre officiel possédant une compétence ou une volonté d'apprendre. Un ingénieur comorien de la diaspora à Marseille ou à Dubaï, un médecin de Mutsamudu, un agriculteur d'ylang-ylang de Mohéli ou un étudiant de Moroni peuvent tous contribuer directement à l'élaboration des politiques publiques dans leur domaine, sans devoir passer par une carrière politique ou administrative classique.

6. Points méritocratiques et normes de conduite

L'activité, la fiabilité et le comportement de chaque membre sont reflétés par un système de points méritocratiques transparent, qui valorise la contribution réelle plutôt que l'ancienneté, la richesse ou les liens familiaux. Une hiérarchie normative claire distingue les règles impératives, les recommandations et les principes de logique, de bon sens et de respect mutuel qui s'appliquent en l'absence de règle explicite.

7. Comment DDS agit dans un pays à parti dominant, sans réelle alternance

Les Comores connaissent aujourd'hui une situation de très forte domination d'un seul parti, avec une opposition boycottant régulièrement les scrutins et un espace institutionnel de contre-pouvoir restreint. DDS ne propose ni insurrection, ni changement de régime par la force, ni ingérence étrangère : sa méthode est pacifique, légale, progressive et fondée sur l'auto-organisation citoyenne.

Ce chemin est déjà celui suivi par DDS dans d'autres pays connaissant des régimes à parti unique, sans élections libres ou avec un pouvoir fortement concentré : la force du système ne vient pas d'une confrontation frontale, mais du nombre, de la transparence et de l'irréversibilité d'une organisation populaire authentiquement démocratique, une fois qu'elle existe.

8. Respect absolu des traditions, religions, langues et minorités

DDS ne remet en cause ni l'islam, religion de la quasi-totalité de la population comorienne, ni les traditions du grand mariage (anda) et des structures sociales traditionnelles, ni les usages propres à chaque île. DDS protège explicitement les minorités religieuses ou culturelles, la liberté de culte, la langue shikomori dans toutes ses variantes, ainsi que le droit de l'opposition politique — quelle qu'elle soit — à participer pleinement, sans discrimination, aux micro-groupes et aux décisions collectives. Aucune orientation idéologique n'est imposée : DDS fournit la méthode, le peuple comorien décide du contenu.

 

III. Programme détaillé : gouvernance, économie, finances et social

Le programme suivant traduit l'architecture DDS en mesures concrètes, sectorielles, chiffrées lorsque cela est possible, et assorties d'exemples précis adaptés à la réalité comorienne. Chaque mesure indique les conséquences attendues.

1. Gouvernance et démocratie directe

Conséquences attendues : une réduction mesurable de la corruption administrative dans un délai de 3 à 5 ans, une restauration de la confiance entre les îles, et une résorption progressive du sentiment de marginalisation politique qui alimente aujourd'hui le boycott électoral et l'émigration des jeunes cadres.

2. Souveraineté économique et diversification productive

Le principe DDS est absolu : les ressources naturelles et stratégiques des Comores — zone économique exclusive, gisements potentiels sous-marins, ressources halieutiques, terres agricoles — appartiennent pour toujours au peuple comorien, et à lui seul. Aucun accord d'exploitation, aucune concession étrangère, aucun contrat de dette ne peut engager ces ressources sans validation directe et transparente par les micro-groupes concernés.

Conséquences attendues : une réduction progressive du déficit commercial structurel, une création d'emplois locaux qualifiés qui réduit la pression migratoire de la jeunesse vers Mayotte, et une économie moins vulnérable aux chocs pétroliers externes comme celui de mai 2026.

3. Finances publiques et fonds souverain populaire

Conséquences attendues : une trajectoire de dette publique stabilisée puis progressivement réduite, une meilleure notation de risque à moyen terme, et une capacité budgétaire retrouvée pour investir sans dépendre exclusivement des dons extérieurs.

4. Social : santé, éducation, protection sociale

Conséquences attendues : une réduction du taux de pauvreté au-delà de la seule trajectoire de baisse déjà anticipée par la Banque mondiale, une amélioration mesurable des indicateurs de santé maternelle et infantile, et un recul progressif de l'émigration économique forcée des jeunes.

5. Environnement et résilience climatique

6. Protection contre la manipulation médiatique et la désinformation

Les plateformes DDS sont conçues, techniquement et institutionnellement, pour résister à la manipulation, qu'elle vienne de l'intérieur (propagande d'État, rumeurs politiques comme celles ayant entouré les propos prêtés au président sur sa succession) ou de l'extérieur (ingérences étrangères, campagnes de désinformation ciblant la diaspora).

 

IV. Feuille de route de mise en œuvre

La mise en œuvre est volontairement phasée, réaliste et vérifiable, avec des jalons concrets plutôt que des promesses abstraites.

Phase 1 (0-12 mois) — Amorçage et confiance

Phase 2 (1-3 ans) — Structuration et diversification

Phase 3 (3-7 ans) — Consolidation et reconnaissance institutionnelle

Phase 4 (7-15 ans) — Démocratie directe pleinement intégrée

 

V. Conséquences prévues et bénéfices attendus

Les projections suivantes sont formulées avec prudence et réalisme, sur la base des dynamiques déjà à l'œuvre (croissance de 3,8 % en 2025, prévisions de croissance moyenne de 4,3 à 4,4 % par an entre 2026 et 2028 selon le FMI et la Banque mondiale) et de l'effet accélérateur attendu d'une gouvernance directe, transparente et participative.

Gouvernance

Économie et finances

Social

Souveraineté

 

Conclusion

Les Comores disposent d'atouts réels : une position stratégique exceptionnelle, des ressources naturelles et maritimes considérables, une diaspora nombreuse, compétente et attachée à son pays, une jeunesse dynamique, et une identité culturelle et religieuse forte qui unit les trois îles malgré leurs différences. Ce que le pays a manqué jusqu'ici n'est pas le potentiel, mais un mécanisme de décision qui redonne au peuple comorien lui-même, de façon directe, continue, transparente et protégée, la maîtrise de son destin économique, social et politique.

DirectDemocracyS ne propose pas de remplacer une autorité par une autre : il propose de donner au peuple comorien les outils pour décider lui-même — pacifiquement, légalement, progressivement — de chaque question qui engage sa vie quotidienne et son avenir collectif, dans le plein respect de sa religion, de ses traditions, de ses trois îles et de toutes ses composantes, y compris l'opposition politique. C'est un chemin réaliste, vérifiable étape par étape, et fondé sur la même règle que DDS applique dans tous les pays du monde : les richesses et le pouvoir de décider appartiennent, pour toujours, au peuple lui-même.

« Nous faisons confiance au peuple comorien, et nous lui démontrerons concrètement qu'il peut, lui aussi, toujours compter sur DirectDemocracyS. »