Canada ZZ rectangle

DIRECTDEMOCRACYS

ORGANISATION POLITIQUE MONDIALE

CANADA

Un programme politique, économique, financier et social complet

Fondée sur la logique, le bon sens, la recherche, la réalité, la vérité, la cohérence et le respect mutuel

Édition : 2025-2030 | Préparée par DirectDemocracyS International

Préambule : Un mot avant les mots

DirectDemocracyS (DDS) ne se présente pas comme un parti politique traditionnel. C'est une organisation mondiale fondée sur la propriété collective, le leadership partagé, une gouvernance fractale en micro-groupes et l'idée radicale que les citoyens – et non les politiciens de carrière – doivent détenir un pouvoir réel et structurel sur les décisions qui régissent leur vie. Chaque programme élaboré par DDS n'est pas une promesse, mais un document de travail : détaillé, transparent sur les problèmes, transparent sur les compromis et transparent sur les difficultés à venir.

Le Canada est un pays d'une richesse extraordinaire, doté d'une abondance naturelle exceptionnelle et d'une grande créativité sociale. C'est aussi un pays accablé par un fossé grandissant entre son potentiel et les réalisations de sa gouvernance actuelle. Ce document met en lumière ce fossé sans détour et propose ensuite – de façon précise, concrète et financièrement réaliste – des solutions pour le combler.

Méthode DDS : Chaque proposition de ce document satisfait quatre conditions : (1) elle est cohérente en interne ; (2) elle est chiffrée financièrement ou estimée en termes de coûts ; (3) elle a un plan de mise en œuvre concret ; (4) ses conséquences attendues — positives et négatives — sont énoncées.

PREMIÈRE PARTIE — DIAGNOSTIC : LA RÉALITÉ DU CANADA

1.1 Le système politique : la démocratie gérée et ses coûts

Le Canada fonctionne selon le système parlementaire de Westminster, qui concentre le pouvoir entre les mains du cabinet exécutif, et plus précisément du Cabinet du Premier ministre. Une fois élu, un gouvernement majoritaire ne fait l'objet d'aucun contrôle structurel significatif de la part du Parlement pendant une période pouvant aller jusqu'à cinq ans. La discipline de parti est assurée par le biais de la discipline de vote ; les députés qui s'en écartent se voient refuser des nominations, sont exclus du caucus ou se voient refuser des postes au sein des comités. De ce fait, les 338 représentants élus votent en grande partie conformément aux directives de la direction de leur parti.

Cette structure engendre plusieurs pathologies prévisibles :

Constatation essentielle :

Le système électoral canadien (scrutin majoritaire uninominal à un tour) produit régulièrement des gouvernements majoritaires élus avec 38 à 40 % des suffrages exprimés, ce qui représente environ 25 à 28 % des électeurs inscrits. Un gouvernement qui contrôle le Parlement et modifie les lois le fait sans le véritable appui de la majorité des Canadiens. Ce n'est en aucun cas une démocratie au sens propre du terme.

1.2 L'économie : une fragilité structurelle derrière une façade prospère

Le PIB nominal du Canada s'élève à environ 2 900 milliards de dollars canadiens (estimations de 2024). Les indicateurs de richesse et de revenu par habitant placent le Canada parmi les pays les plus prospères du monde. Toutefois, cette richesse globale masque des faiblesses structurelles qui se sont accumulées au cours des deux dernières décennies.

Indicateur

2010

2024

S'orienter

Ratio dette/revenu des ménages

~150%

~185%

DÉTÉRIORATION

Taux d'accession à la propriété (moins de 40 ans)

~57%

~44%

DÉCLIN

croissance de la productivité du travail (annuelle)

~1,2%

~0,4%

DÉCLIN

Dette fédérale (% du PIB)

~29%

~42%

SOULÈVEMENT

Coefficient de Gini (revenu)

~0,318

~0,327

DÉTÉRIORATION

Part du secteur manufacturier dans le PIB

~12%

~9%

DÉCLIN

L’économie canadienne est trop dépendante de l’immobilier comme moteur du PIB et de la richesse des ménages. Ce n’est pas un fondement, mais une vulnérabilité. L’immobilier ne crée pas de biens exportables, ne forme pas la prochaine génération d’ingénieurs et ne développe pas la capacité productive nécessaire à une prospérité durable.

Exemple concret : en 2023, l’investissement immobilier résidentiel représentait environ 7,5 % du PIB canadien, soit le double de la moyenne historique pour une économie saine. Parallèlement, l’investissement des entreprises dans les machines, l’équipement et la propriété intellectuelle a chuté à son plus bas niveau depuis plusieurs décennies en pourcentage du PIB. Le Canada vit de l’inflation des actifs, et non de la productivité.

1.3 La crise du logement : un désastre provoqué par les politiques publiques

La crise du logement au Canada n'est pas un mystère. Elle a été créée, entretenue et aggravée par des choix politiques précis et identifiables aux échelons fédéral, provincial et municipal. Comprendre ses causes est indispensable pour concevoir des solutions efficaces.

Causes principales :

Conséquences actuelles :

1.4 Le système de santé : un système qui repose sur sa propre réputation

Le système de santé universel canadien, source de grande fierté nationale, affiche des performances inférieures à celles des pays comparables de l'OCDE pour presque tous les indicateurs opérationnels : délais d'attente, accès aux spécialistes, disponibilité des soins primaires, services de santé mentale et assurance médicaments. Les Canadiens paient parmi les coûts de santé par habitant les plus élevés de l'OCDE, tout en obtenant des résultats moyens.

Métrique

Canada

Allemagne

Australie

Pays-Bas

Délai d'attente moyen pour consulter un spécialiste (semaines)

27.4

~4

~6

~3

Médecins de famille pour 1 000 habitants.

1.2

2.2

1.8

2.0

% de la population sans médecin de famille

~22%

<5%

<8%

<5%

Dépenses de santé (% du PIB)

12,6%

12,8%

10,7%

11,1%

Le Canada dépense presque autant que l'Allemagne — un pays qui offre une couverture universelle en matière de médicaments, de soins dentaires et de santé mentale — mais 22 % de sa population n'a pas de médecin de famille attitré. Il ne s'agit pas uniquement d'un problème de financement. C'est un problème structurel, organisationnel et de gouvernance.

1.5 Inégalités, pauvreté et plancher social

Le système de protection sociale canadien a été conçu pour un marché du travail du milieu du XXe siècle caractérisé par des emplois à temps plein et à long terme assortis d'avantages sociaux. Ce marché du travail n'existe plus pour une part importante et croissante de la population active. L'économie des petits boulots, la précarité des contrats, le travail sur plateformes numériques et le déclin du taux de syndicalisation ont privé des millions de Canadiens d'une sécurité de revenu adéquate, de congés de maladie suffisants et d'une retraite appropriée.

1.6 Environnement et climat : demi-mesures et objectifs manqués

Le Canada a signé tous les grands accords internationaux sur le climat et n'a pas atteint la quasi-totalité de ses objectifs nationaux de réduction des émissions. Ce n'est pas un hasard. L'économie politique du pétrole et du gaz canadiens – les sables bitumineux de l'Alberta représentent les troisièmes plus importantes réserves de pétrole au monde – crée des incitations structurelles qui l'emportent systématiquement sur les engagements climatiques.

Le Canada est l'un des plus grands émetteurs de gaz à effet de serre par habitant au monde et, contrairement aux économies plus petites, il a la capacité technique et financière d'effectuer une transition rapide, mais il lui manque la volonté politique de passer outre les intérêts du secteur des combustibles fossiles, qui emploie des centaines de milliers de personnes et contribue énormément aux recettes publiques dans les provinces clés.

Le paradoxe : le Canada est à la fois en tête des pays du G7 en matière d’ambition climatique déclarée et à la traîne de la plupart d’entre eux en ce qui concerne la réduction réelle des émissions. C’est là la différence entre une gouvernance axée sur le discours et une gouvernance fondée sur la réalité – une distinction que DDS considère comme fondamentale.

PARTIE II — LE PROGRAMME DDS POUR LE CANADA

Le programme suivant est organisé en sept domaines. Chaque section comprend : l’énoncé du problème, l’architecture de la solution proposée, le phasage de la mise en œuvre, les conséquences attendues (positives et négatives) et des exemples concrets.

DOMAINE 1 : RÉFORME DE LA GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE

2.1 Mettre fin à la pseudo-démocratie : réforme structurelle des systèmes électoraux et parlementaires

2.1.1 Représentation proportionnelle

DDS propose l'adoption d'un système de représentation proportionnelle mixte (SPM) pour les élections fédérales, inspiré du système néo-zélandais qui a fait ses preuves (après 1996). Dans ce système, les électeurs votent deux fois : une fois pour un représentant local et une fois pour un parti. Les sièges sont attribués proportionnellement au nombre de voix obtenues par chaque parti, les sièges locaux étant pourvus en premier, puis les sièges de liste étant attribués en complément pour respecter la proportionnalité.

Conséquences attendues :

Comparaison avec la Nouvelle-Zélande : La Nouvelle-Zélande a adopté le système électoral proportionnel mixte en 1996 à la suite d’un référendum. La satisfaction des électeurs à l’égard du système politique a sensiblement augmenté. Les gouvernements sont plus représentatifs et, depuis, aucun parti n’a gouverné avec une majorité parlementaire grâce à une minorité de voix.

2.1.2 Assemblées citoyennes et mécanismes de participation directe

DDS propose l'institutionnalisation permanente des assemblées citoyennes aux niveaux fédéral et provincial. Une assemblée citoyenne est un groupe de citoyens canadiens ordinaires (100 à 150 personnes) sélectionnés au hasard et représentatifs de la démographie. Ces citoyens reçoivent des exposés d'experts, disposent de temps pour délibérer et ont le pouvoir de formuler des recommandations contraignantes sur des questions politiques précises, sous réserve d'un seuil référendaire.

Phases de mise en œuvre :

  1. Année 1 : Assemblée citoyenne pilote sur la réforme fiscale, avec un mandat de 3 mois et une transparence publique totale.
  2. Année 2 : Institution de l'Assemblée permanente des citoyens établie par une loi fédérale, avec des membres tournants (mandats de 2 ans), un secrétariat indépendant et un débat parlementaire garanti sur toutes les recommandations.
  3. À partir de la troisième année : les assemblées citoyennes sont habilitées à lancer des projets de loi proposés par les citoyens lorsqu’elles recueillent 500 000 signatures, ce qui déclenche un vote parlementaire obligatoire dans un délai de 6 mois.

2.1.3 Réforme du Sénat

Le Sénat canadien – une assemblée non élue composée de membres nommés partisans – devrait être réformé en une chambre élue à mandat limité, dotée de véritables pouvoirs de contrôle et d'exigences explicites en matière de représentation démographique. Le modèle privilégié par DDS : 105 sénateurs, élus par province ou territoire pour un mandat échelonné de huit ans, avec une parité hommes-femmes obligatoire de 50 % et une représentation autochtone garantie à hauteur de 15 % par une modification constitutionnelle.

2.1.4 Participation civique obligatoire

Le DDS propose le vote obligatoire – tel qu'il est pratiqué en Australie, en Belgique et au Brésil – associé à l'option « Aucun de ces candidats » (NOTA) sur chaque bulletin. Le vote obligatoire élimine l'avantage structurel que représente la mobilisation de bases restreintes et très motivées, au détriment de la construction de véritables coalitions majoritaires. Il garantit également que les résultats électoraux reflètent les préférences réelles de la population, et non celles des personnes ayant le plus de temps, de ressources ou de motivation pour voter.

Données australiennes : Depuis l’instauration du vote obligatoire en 1924, l’Australie a toujours maintenu un taux de participation électorale supérieur à 90 %. Le pays a connu des gouvernements conservateurs et progressistes ; le vote obligatoire ne favorise aucune orientation idéologique, mais il favorise l’exactitude du vote.

2.2 Transparence, lutte contre la corruption et véritable responsabilité

DOMAINE 2 : RESTRUCTURATION ÉCONOMIQUE

2.3 De l'économie rentière à l'économie productive

La stratégie économique du Canada doit opérer une transition délibérée, passant d'une économie fondée sur la plus-value immobilière et l'extraction des ressources à une économie diversifiée et hautement productive, ancrée dans la fabrication de pointe, les technologies propres, l'infrastructure numérique et les services à forte intensité de connaissances. Cela exige une politique industrielle coordonnée, et non des mécanismes d'incitation fiscale passifs qui profitent principalement aux grandes entreprises établies.

2.3.1 Fonds de politique industrielle stratégique

DDS propose la création d’un Fonds stratégique de politique industrielle de 50 milliards de dollars canadiens sur dix ans, alimenté par :

Le Fonds financerait :

Exemple concret : le secteur minier canadien extrait du lithium et l’exporte en grande partie à l’état brut. Une seule usine de cellules de batteries lithium-ion emploie entre 1 000 et 3 000 travailleurs et génère dix fois plus de valeur ajoutée que l’extraction de la matière première. L’Allemagne, la Corée du Sud et les États-Unis construisent actuellement ces usines. Le Canada, lui, ne le fait pas, malgré la présence des matières premières. Il s’agit d’un échec politique, et non d’une pénurie de ressources.

2.3.2 Investissement dans la productivité du travail

La croissance de la productivité du travail au Canada est en baisse depuis deux décennies. Les principales causes sont : le faible investissement des entreprises dans les machines et l’équipement ; le sous-investissement dans la formation des travailleurs ; et un environnement réglementaire qui privilégie l’ingénierie financière à l’investissement productif.

Propositions du DDS :

2.3.3 Réduire la concentration des entreprises

Le Canada affiche certains des taux de concentration des marchés d'entreprises les plus élevés au monde développé dans des secteurs essentiels au budget des ménages : télécommunications, services bancaires, alimentation et transport aérien. Le Bureau de la concurrence manque de moyens et de financement, et son cadre réglementaire ne permet pas de sanctionner adéquatement les pratiques anticoncurrentielles.

DOMAINE 3 : RESPONSABILITÉ FISCALE ET JUSTICE FISCALE

2.4 Un système fiscal qui reflète la réalité

Le système fiscal fédéral canadien a été modifié progressivement par tous les gouvernements depuis plus de 60 ans et ressemble désormais davantage à une formation géologique qu'à un instrument politique cohérent. Il est opaque, régressif dans plusieurs de ses dispositions clés et privilégie systématiquement l'accumulation passive de richesse au détriment du revenu du travail. DDS propose une réforme globale fondée sur quatre principes : la simplicité, la progressivité, la neutralité entre les types de revenus et la tarification environnementale.

2.4.1 Réforme de l'impôt sur le revenu des particuliers

Tranche de revenu

Taux actuel

Taux proposé par DDS

Changement

Jusqu'à 60 000 $ CA

20,5%

15%

DIMINUER

60 001 à 150 000 $ CA

26%

26%

INCHANGÉ

150 001 à 250 000 $ CA

29%

32%

AUGMENTER

250 001 à 500 000 $ CA

33%

38%

AUGMENTER

Plus de 500 000 $ CA

33%

45%

AUGMENTER

Les taux fédéraux mentionnés ci-dessus se combinent aux taux provinciaux; DDS propose des accords d’harmonisation fiscale fédéraux-provinciaux afin de réduire les taux marginaux supérieurs combinés dans les provinces à imposition élevée (Ontario, Québec) tout en augmentant les taux effectifs sur les revenus très élevés dans les provinces à faible imposition.

2.4.2 Réforme des gains en capital

Actuellement, seulement 50 % des gains en capital sont inclus dans le revenu imposable des particuliers. Le DDS propose :

Estimation des recettes : La réforme du taux d’inclusion des gains en capital sur l’immobilier et la spéculation financière à court terme générerait des recettes fédérales annuelles supplémentaires estimées entre 8 et 12 milliards de dollars canadiens, selon les cadres de modélisation du Bureau parlementaire du budget.

2.4.3 Impôt sur la fortune

Le DDS propose un impôt annuel sur la fortune de 1 % sur l’actif net supérieur à 10 millions de dollars canadiens, passant à 2 % au-delà de 50 millions de dollars canadiens et à 3 % au-delà de 200 millions de dollars canadiens. Les actifs assujettis à cet impôt comprennent : les actifs financiers, l’immobilier, les participations dans des entreprises, les fiducies et les avoirs étrangers attribuables à des résidents canadiens.

Mesures de protection lors de la mise en œuvre :

2.4.4 Application de la loi en matière d'impôt sur les sociétés et de paradis fiscaux

2.5 Cadre budgétaire fédéral

Le DDS propose une trajectoire budgétaire équilibrée sur 10 ans : des dépenses déficitaires ciblées au cours des années 1 à 4 pour les investissements structurels (logement, santé, transition énergétique propre), avec un équilibre structurel atteint d’ici l’année 5 et un objectif d’excédent modeste d’ici l’année 7 pour reconstituer les réserves budgétaires.

Mesure des recettes

Revenus annuels estimés (en milliards de dollars canadiens)

Réforme de l'impôt sur le revenu des particuliers (net)

+3 à +5

Réforme des gains en capital

+8 à +12

Impôt sur la fortune

+20 à +30

augmentation du taux d'imposition des sociétés

+7 à +8

Conformité/application des lois fiscales

+15 à +25

suppression des subventions aux combustibles fossiles

+4 à +5

REVENUS SUPPLÉMENTAIRES TOTAL

+57 à +85

DOMAINE 4 : RÉSOUDRE LA CRISE DU LOGEMENT

2.6 Une stratégie nationale en matière de logement qui fonctionne réellement

La Stratégie nationale du logement actuelle est un document-cadre, et non un programme de construction. Elle fixe des objectifs, crée des structures bureaucratiques et alloue des fonds relativement modestes, sans pour autant modifier les mécanismes d'incitation et les obstacles réglementaires fondamentaux qui sont à l'origine de la crise. DDS propose une transformation de la politique du logement à tous les niveaux.

2.6.1 Programme fédéral foncier et de construction

Le gouvernement fédéral possède environ 38 000 propriétés excédentaires à travers le Canada, dont de vastes terrains dans les grands centres urbains. DDS propose :

Ampleur des besoins : La Société canadienne d’hypothèques et de logement estime que le Canada doit construire environ 3,5 millions de logements supplémentaires d’ici 2030, en plus des projections de référence, afin de rétablir l’abordabilité du logement. Cela exige la construction soutenue d’environ 500 000 unités par année, soit plus du double du rythme actuel. L’Association canadienne du logement contribue directement à hauteur de 20 % à cet objectif; les 80 % restants dépendent du secteur privé, dans le cadre de politiques réformées.

2.6.2 Dérogation au zonage et obligation de densité

Le financement fédéral des infrastructures (transport en commun, eau, assainissement) est conditionné à des réformes du zonage municipal. Les municipalités souhaitant accéder à ces fonds doivent démontrer :

Les provinces sont encouragées (par le biais de transferts fédéraux conditionnés au respect des règles) à passer outre les restrictions de zonage municipales qui empêchent la densification, comme l'a fait la Colombie-Britannique en 2023 avec sa loi générale sur la densification.

2.6.3 Taxe sur la spéculation et mesures relatives aux logements vacants

2.6.4 Assistance aux primo-accédants et aux locataires

DOMAINE 5 : SANTÉ — DE LA RÉPUTATION À LA PERFORMANCE

2.7 Reconstruire les soins primaires

Le dysfonctionnement fondamental du système de santé canadien réside dans l'effondrement des soins primaires. Sans médecine familiale solide et accessible, les patients reportent leurs soins jusqu'à l'urgence, surchargent les services d'urgence et consomment des ressources hospitalières beaucoup plus coûteuses. La solution passe par la base.

2.7.1 Les centres de santé communautaires comme modèle par défaut

Le ministère des Services sociaux (DDS) propose un programme national visant à établir 2 000 nouveaux centres de santé communautaires (CSC) sur une période de 10 ans, soit un pour 19 000 Canadiens, en fonction de la densité de population et des besoins actuels. Chaque CSC fonctionne comme une équipe interdisciplinaire : médecins de famille, infirmières praticiennes spécialisées, pharmaciens, travailleurs sociaux, professionnels de la santé mentale et physiothérapeutes y travaillent sous un même toit.

2.7.2 Régime national d'assurance-médicaments

Le Canada est le seul pays développé doté d'un système de santé universel qui ne couvre pas les médicaments d'ordonnance. Environ 10 % des Canadiens (3,7 millions de personnes) ne font pas exécuter leurs ordonnances en raison de leur coût. Il s'agit là d'une injustice sociale et d'une inefficacité du système de santé : les maladies chroniques mal traitées coûtent beaucoup plus cher au système de santé en soins aigus que le coût initial des médicaments.

DDS propose un système d'assurance médicaments universel à payeur unique :

2.7.3 Santé mentale et toxicomanie

La santé mentale et la toxicomanie souffrent d'un sous-financement chronique au sein du système de santé canadien, ne recevant qu'environ 7 % des dépenses de santé alors qu'elles représentent près de 30 % du fardeau de l'invalidité. DDS propose :

DOMAINE 6 : JUSTICE SOCIALE, INÉGALITÉS ET SÉCURITÉ DE BASE

2.8 Un projet pilote de revenu de base universel menant à sa mise en œuvre

DDS soutient une approche rigoureuse et fondée sur des données probantes pour instaurer un revenu de base universel (RBU) pour tous les adultes canadiens. Les résultats des projets pilotes existants (Stockton, Canada ; Mincome, Manitoba ; Finlande ; Kenya) démontrent de façon constante que : les bénéficiaires du RBU continuent de travailler ; leur santé mentale s’améliore ; les résultats scolaires des enfants s’améliorent ; et les économies locales profitent d’une consommation accrue.

Phase 1 (Années 1 à 3) : Projet pilote national

Phase 2 (Années 4 à 7) : Mise en œuvre progressive

En attendant les résultats du projet pilote, un modèle d’impôt négatif sur le revenu sera mis en place : tous les Canadiens dont le revenu est inférieur à un certain seuil recevront un complément gouvernemental afin de garantir un revenu net minimal (24 000 $ CA par année pour une personne seule, ce montant étant ajusté en fonction de la taille de la famille et de la région). Ce système simplifierait l’administration complexe de plusieurs programmes fédéraux de soutien du revenu qui se chevauchent.

2.9 Réconciliation avec les peuples autochtones : au-delà de la rhétorique

La réconciliation ne se limite pas aux excuses, à la reconnaissance des territoires ou même à la législation de mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Une véritable réconciliation exige une redistribution structurelle du pouvoir et des ressources.

2.10 Égalité des sexes et équité salariale

DOMAINE 7 : ENVIRONNEMENT, ÉNERGIE ET RÉALITÉ CLIMATIQUE

2.11 Une politique climatique à la hauteur de la crise

DDS rejette à la fois le déni des changements climatiques et les déclarations d’engagement climatique sans mesures structurelles. Le Canada peut atteindre la carboneutralité d’ici 2045 – avant les objectifs gouvernementaux actuels – s’il adopte une stratégie de transition cohérente, honnête et économiquement viable. Cette stratégie exige :

2.11.1 Tarification du carbone — Renforcée et simplifiée

Le prix fédéral du carbone doit augmenter de façon prévisible et linéaire pour atteindre 300 $ CA/tonne d’ici 2040 (contre environ 80 $ CA/tonne en 2024). Les recettes doivent être utilisées de façon transparente et équitable.

Note sur l’équité : À 300 $ CA/tonne, un ménage moyen à faible revenu recevrait un dividende climatique supérieur à la hausse de ses coûts énergétiques, ce qui rend cette politique à la fois écologiquement efficace et économiquement avantageuse. Il ne s’agit pas d’idéologie, mais des résultats modélisés par l’Institut Pembina et le Bureau du directeur parlementaire du budget.

2.11.2 Transition pétrolière et gazière

DDS ne propose pas la fermeture brutale des sables bitumineux de l'Alberta. Ce serait économiquement catastrophique et politiquement impossible, et aucun de ces objectifs ne serait atteint. DDS propose une transition maîtrisée, transparente et étalée sur 20 ans.

2.11.3 Développement des énergies propres

2.12 Biodiversité et gestion des terres

PARTIE III — ARCHITECTURE DE MISE EN ŒUVRE

3.1 L'approche DDS en matière de mise en œuvre

La qualité d'un programme dépend de son architecture de mise en œuvre. DDS s'appuie sur plusieurs principes qui distinguent son modèle de gouvernance de la gestion politique conventionnelle :

3.1.1 Objectifs mesurables et évaluation indépendante

Chaque domaine politique mentionné ci-dessus comporte des objectifs mesurables. Le DDS propose la création d'une Agence nationale indépendante pour les résultats politiques (NPOA), sur le modèle du Bureau national d'audit du Royaume-Uni et du Cadre de niveau de vie du Trésor néo-zélandais, qui :

3.1.2 La gouvernance des microgroupes DDS en pratique

La contribution distinctive de DDS à la gouvernance démocratique réside dans son modèle de micro-groupes fractals. Appliqué à la gouvernance canadienne aux niveaux local et régional, cela signifie :

3.2 Calendrier de mise en œuvre par étapes

Phase

Années

Actions principales

Priorité budgétaire

Fondation

1–2

Référendum sur la réforme électorale ; lancement de l’Office du logement ; législation sur la réforme fiscale ; sites pilotes du CHC

CAD 40B

Construction

3–5

Mise en œuvre du MMP ; 50 000 embauches dans les centres de santé communautaires ; lancement de Pharmacare ; projet pilote de revenu universel de base ; 50 000 unités/an pour le NHCA

CAD 90B

Consolidation

6–8

Évaluation et mise en œuvre du revenu universel de base ; réformes du zonage achevées ; fonds de transition pour les sables bitumineux actif ; équilibre budgétaire atteint

CAD 75B

État stable

9–10

Toutes les réformes sont opérationnelles ; l'excédent budgétaire est reconstitué ; les émissions sont inférieures de 50 % à celles de 2005 ; les délais d'attente sont dans la moyenne de l'OCDE.

CAD 60B

3.3 Analyse des risques et compromis honnêtes

DDS ne prétend pas que son programme soit exempt de risques ou de difficultés politiques. Les risques suivants sont explicitement reconnus :

CONCLUSION : CE QUE LE CANADA PEUT ÊTRE

Le Canada n’a pas un problème d’abondance, mais un problème de gouvernance. Ses institutions, à tous les niveaux, ont été conçues – et ont évolué – pour servir les intérêts de ceux qui détiennent déjà le pouvoir, plutôt que ceux des 38 millions d’habitants du pays et des générations futures.

Le programme décrit dans ce document n'est pas utopique. Chaque proposition a un précédent dans une démocratie fonctionnelle quelque part dans le monde. La représentation proportionnelle fonctionne en Allemagne et en Nouvelle-Zélande. L'assurance médicaments universelle fonctionne dans tous les autres pays développés. L'impôt sur la fortune fonctionne en Norvège. Les centres de santé communautaires fonctionnent aux Pays-Bas. La politique industrielle fonctionne en Corée du Sud, à Taïwan et maintenant aux États-Unis. La tarification du carbone fonctionne en Colombie-Britannique, qui a appliqué le tarif carbone le plus avantageux d'Amérique du Nord pendant 15 ans.

Ce qui manque au Canada, ce n’est ni le savoir, ni les ressources, ni les capacités. Il lui manque les structures politiques qui permettraient à la véritable volonté de ses citoyens de se traduire en politiques concrètes, et il lui manque un leadership politique disposé à repenser ces structures plutôt que de simplement s’y conformer.

DirectDemocracyS ne propose pas qu'on lui fasse confiance. Elle propose d'assumer des responsabilités – de manière spécifique, mesurable, transparente et publiquement vérifiable. C'est là la véritable différence entre une promesse politique et un programme politique.

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